[Coin lecture] – Troupe 52, l’horreur à portée de main

Il y a quelques semaines, j’ai terminé le roman de Nick Cutter – qui est en fait un pseudonyme du célèbre écrivain canadien Craig Davidson – intitulé Troupe 52 et il est vrai qu’il m’en tardait d’en parler. 

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Résumé : Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça. Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes.

 

De jeunes scouts, de la psychologie et des vers

Nous suivons donc l’aventure de cinq jeunes garçons partis comme chaque année en randonnée sur l’île de Falstaff située au cœur du Canada. Ephraïm, Newton, Shelley, Max et Kent, accompagnés par le chef Tim Riggs, vont devoir faire face à une menace venue de l’extérieur. En effet, après l’arrivée impromptue d’un homme affamé, émacié, malade et presque déshumanisé, ils vont devoir faire face à leurs plus grandes peurs (qui se transmettront aux lecteurs au fil de la lecture). Les adolescents qui vont vite se retrouver seuls face à ce « virus » sur l’île vont parfois allier leurs forces, parfois se désunir et même se déchirer pour survivre.

Et c’est là le premier coup d’éclat de l’auteur, développer la personnalité de chaque garçon avec une facilité déconcertante, leur conférant à chacun une facette propre, allant de la possession des caractéristiques du « nerd » à des pensées malsaines et dérangées. Presque adultes mais encore enfants, Nick Cutter dresse un portrait de l’adolescence et de personnalités dont les contours sont présents mais encore trop peu visibles. C’est avec des mots subtilement choisis, des réactions réalistes et une identification certaine du lecteur qui le renvoie à sa propre adolescence que l’auteur nous embarque dans son monde d’horreur. L’histoire est extrêmement bien construite et efficace, elle évolue, en plus du récit des garçons sur l’île, au fil des articles de presse et témoignages de l’après-événement. Possédant à la fois des codes du thriller et de l’horreur, l’atmosphère dans laquelle baigne le récit est angoissante, montrant un monde instable où les peurs sont reines.

 

Le livre qui a effrayé Stephen King

« Troupe 52 m’a terrifié. Âmes sensibles s’abstenir. » Voilà les mots employés par l’auteur de Ça et de Shining. Il est évident qu’avec une critique comme celle-là, on est tout de suite attiré. La force de ce livre réside, en plus de développer chaque trait de caractère des personnages et en montrer tous les aspects de l’adolescence, par son incroyable description visuelle et gore qui amène le lecteur à avoir des hauts-le-cœur. En effet, que penser de « Le tube retomba sur la poitrine de l’homme comme une corde. Il resta immobile un instant, en une sorte de spirale, avant d’être secoué de spasmes et de ramper sous le t-shirt de l’homme. Tim l’imagina se frayer un chemin le long de son cou jusqu’à l’intérieur de sa bouche, s’introduire avec violence dans sa gorge pour regagner l’estomac et retrouver le reste de son corps, se mordre la queue… ou sa propre tête ? ». 

Le rythme est soutenu, malgré quelques passages plus lents mais qui permettent de caractériser encore une fois un peu plus les adolescents – comme le passage de la tortue par exemple – et l’auteur ne nous laisse pas le temps de souffler. On peut noter que le style d’écriture rappelle justement celui du maître de l’horreur, ce qui m’a, étant un grand adepte de King, beaucoup plu. D’ailleurs, l’auteur ne s’en cache pas et avoue avoir emprunté certaines caractéristiques à Carrie notamment.

 

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J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman de cet auteur qui m’était jusqu’alors inconnu et je dois avouer que je le recommande à quiconque aime se faire peur. Alors, aurez-vous le courage de terminer Troupe 52

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